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21 mai 2010

Le Guatemala accomplit des progrès dans la protection de la Réserve de biosphère Maya avec le soutien de la BID

La Banque interaméricaine de développement (BID) est en train d’aider le Guatemala à avancer dans ses efforts en vue de protéger et aménager durablement la Réserve de biosphère de Maya, la plus vaste aire protégée d’Amérique centrale.

La réserve, qui abrite un réseau complexe de forêts naturelles, de magnifiques sites archéologiques et une biodiversité unique, subit aujourd’hui diverses pressions dues à la prolifération des implantations anarchiques de populations et des activités économiques illégales, qui vont de la contrebande de bois rares et de faune sauvage à l’exploration de puits pétroliers et l’agriculture, l’élevage (ranching) et l’exploitation forestière peu durables.

Les incendies constituent la plus grave menace pour la biosphère car c’est la méthode souvent utilisée pour défricher la forêt. Environ 85 000 personnes vivent dans la réserve.

Le gouvernement guatémaltèque, avec le soutien de la BID et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), s’efforce de sensibiliser la population locale sur les incendies de forêts, de développer des activités économiques durables, d’identifier des territoires à protéger et de construire des postes de surveillance dans la forêt afin de ralentir le rythme du déboisement. De plus, la Banque aide aussi actuellement à améliorer la formation technique de l’organisme chargé de gérer et protéger la réserve.

Ces projets, conjugués à d’autres actions menées par le gouvernement guatémaltèque, vise à réduire le nombre d’incendies dans la Réserve de biosphère, qui couvre 20 % du territoire du pays.

Les actions financées par la BID et le FEM font partie d’un plan en cours pour renforcer la conservation participative des ressources et transformer le département de Petén où est située la réserve en une destination de tourisme durable de premier ordre afin de réduire la pression exercée par l’expansion agricole et d’autres activités économiques dans la réserve. 300 000 touristes environ visitent la réserve chaque année.

« Pour garantir le succès de ces actions, nous avons adopté une approche intégrée et avons invité les communautés locales à travailler avec nous », a indiqué Juan de Dios Mattos, spécialiste des ressources naturelles et de l’environnement à la BID, qui dirige les projets de la Banque dans la Biosphère. « Nous ne pouvons pas régler le problème du déboisement dans la réserve sans améliorer la situation économique et sociale des populations démunies ».

La BID et le FEM financent ensemble la construction de huit postes de surveillance et de contrôle dans la forêt et aident le Conseil national des aires protégées (CONAP), l’organisme chargé de la gestion de la réserve, à lancer la matérialisation des frontières de cinq aires protégées dans le Petén.

La réserve de 21 130 km2 représente plus du double de la superficie du Parc national de Yellowstone aux États-Unis. Elle compte trois zones principales. Une zone de base est entièrement protégée par des parcs nationaux. Elle abrite en outre une zone à usages multiples où sont autorisées certaines activités économiques réglementées telles que la collecte durable de bois et de produits forestiers traditionnels et l’agriculture, de même qu’une zone tampon.

Dans les zones à usages multiples, la BID soutient des campagnes d’éducation qui visent à enseigner aux communautés locales et aux agriculteurs les meilleurs moyens de défricher les terres sans avoir recours aux feux et d’utiliser les ressources forestières de manière durable.  

Par exemple, une des campagnes enseigne aux agriculteurs comment récolter le Xate, un type de feuille de palmier utilisé dans les décorations florales, sans tuer l’arbre. Dans le cadre d’une autre campagne, la BID a soutenu la fourniture d’une formation technique pour enseigner aux apiculteurs (beekeepers) les meilleures méthodes permettant d’étendre leurs exploitations et d’améliorer la qualité de leur miel afin d’accroître leurs revenus et réduire leur dépendance à l’égard de la production agricole.

« L’année dernière, j’ai vendu une tonne de miel et cela m’a rapporté 5 000 quetzales. Je me suis dit que c’est bon », a affirmé Omar Cardona García, qui a appris grâce aux cours financés par la BID et le FEM comment construire de meilleures ruches d’abeille et les entretenir. Je pense que si j’augmente le nombre d’abeilles, je produirai plus et je pourrai mieux subvenir aux besoins de ma famille ».

La formation offerte au CONAP aide à améliorer la capacité de l’organisme de lutter contre les incendies de forêt et de conserver la biodiversité.

En outre, la BID soutient la création de cinq circuits touristiques bénéficiant de l’appui de l’Institut guatémaltèque de tourisme, qui sont gérés avec la participation des communautés locales et à leur profit. La banque finance la construction et l’équipement de musées et d’une école de tourisme communautaire, la restauration de sites archéologiques et un plan de signalisation routière pour les autoroutes et les circuits touristiques à Petén.  La banque soutient aussi des mesures visant à réduire la pollution dans le bassin versant du lac Petén Itzá située au sud-est de la réserve.

Les programmes de la BID en cours d’exécution dans la Réserve de biosphère sont financés par un prêt de 30 millions $ approuvé en 2006 et par un don de 3,6 millions $ du Fonds pour l’environnement mondial approuvé en 2008.

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